Ma Mamie,
Tu étais partie depuis un petit moment déjà, la maladie avait rapidement amené ton esprit ailleur, dans un monde où nous n'étions plus, un endroit bien à toi où de temps en temps tu nous laissais entrer par un sourire, un mot gentil ou un bisou, voir même quand tu étais en forme, les paroles d'une chanson ou une fable de Lafontaine que tu récitais inconsciement il n'y a pas si longtemps encore. Mais voilà, aujourd'hui ma Mamie, je suis face au jour que j'ai tant redouté, cet instant où désormais je parle de toi au passé et en souvenirs. Ce 19 Mars où tu es partie non seulement moralement mais aussi physiquement, ce jour où tu es monté rejoindre les Anges, me privant définitivement de tout contact possible avec toi : c'est fini maintenant.
C'est fini, je ne sentirai plus ta main se glisser dans la mienne sans raison le dimanche midi, je ne t'entendrai plus me répondre : « Avec toi » quand je te demandais « où vas-tu ? » et je ne te croiserai plus dans le couloir à l'étage après que tu ai monté les escaliers, seule, à genou.
Ma Jolie Mamie, tu te souviens de toutes ses histoires que tu nous racontais ? Oh Mamie raconte moi encore quand Marin voulait te faire « dormir chez les clochards » quand tu l'avais surpris en train de nous terroriser Tessa et moi avec ses béquilles et sa jambe dans le plâtre. Raconte moi comme Tessa t'avais fait courir partout quand elle cherchait sa « petite couva viola » ! Ma Mamie, raconte moi encore et encore l'histoire de la tête coupée posée sur le trottoir, les cheveux dressés sur la tête et les yeux fixant le ciel après le bombardement, on riait tellement quand tu nous la racontais !
Mamie raconte moi comment c'est là haut.
Si tu savais comme mon c½ur est serré aujourd'hui, penser que je dois te dire Adieu me fait mal, si mal. Alors j'écris. Je t'écris ces quelques mots pour essayer de résumer tout ce que mon chagrin garde pour lui.
Voila Ma Mamie, merci d'avoir été une grand-mère si formidable, la meilleure qu'on puisse avoir. Fais attention à toi là haut ma Belle mais s'il te plait garde un ½il sur nous quand même. Oh, et puis tu sais, si un jour tu veux redescendre, mon c½ur t'attends, tu as ta place à l'intérieur.
Au revoir Ma Mamie, je t'aime de tout mon être.
Manon.
Tu étais partie depuis un petit moment déjà, la maladie avait rapidement amené ton esprit ailleur, dans un monde où nous n'étions plus, un endroit bien à toi où de temps en temps tu nous laissais entrer par un sourire, un mot gentil ou un bisou, voir même quand tu étais en forme, les paroles d'une chanson ou une fable de Lafontaine que tu récitais inconsciement il n'y a pas si longtemps encore. Mais voilà, aujourd'hui ma Mamie, je suis face au jour que j'ai tant redouté, cet instant où désormais je parle de toi au passé et en souvenirs. Ce 19 Mars où tu es partie non seulement moralement mais aussi physiquement, ce jour où tu es monté rejoindre les Anges, me privant définitivement de tout contact possible avec toi : c'est fini maintenant.
C'est fini, je ne sentirai plus ta main se glisser dans la mienne sans raison le dimanche midi, je ne t'entendrai plus me répondre : « Avec toi » quand je te demandais « où vas-tu ? » et je ne te croiserai plus dans le couloir à l'étage après que tu ai monté les escaliers, seule, à genou.
Ma Jolie Mamie, tu te souviens de toutes ses histoires que tu nous racontais ? Oh Mamie raconte moi encore quand Marin voulait te faire « dormir chez les clochards » quand tu l'avais surpris en train de nous terroriser Tessa et moi avec ses béquilles et sa jambe dans le plâtre. Raconte moi comme Tessa t'avais fait courir partout quand elle cherchait sa « petite couva viola » ! Ma Mamie, raconte moi encore et encore l'histoire de la tête coupée posée sur le trottoir, les cheveux dressés sur la tête et les yeux fixant le ciel après le bombardement, on riait tellement quand tu nous la racontais !
Mamie raconte moi comment c'est là haut.
Si tu savais comme mon c½ur est serré aujourd'hui, penser que je dois te dire Adieu me fait mal, si mal. Alors j'écris. Je t'écris ces quelques mots pour essayer de résumer tout ce que mon chagrin garde pour lui.
Voila Ma Mamie, merci d'avoir été une grand-mère si formidable, la meilleure qu'on puisse avoir. Fais attention à toi là haut ma Belle mais s'il te plait garde un ½il sur nous quand même. Oh, et puis tu sais, si un jour tu veux redescendre, mon c½ur t'attends, tu as ta place à l'intérieur.
Au revoir Ma Mamie, je t'aime de tout mon être.
Manon.


